C'est à cause de ce que j'ai vécu d'amour adolescent, d'amitiés, d'expériences, d'histoire et de légendes, de rêves, de recherches, au manoir de Tromelin dans la baie de Morlaix, si isolée, sauvage à l'époque et tellement  superbe que je me suis mise à peindre chaque jour et non épisodiquement (à seize ans en 1963).
J'ai peint et écrit le manoir, son environnement de criques, de landes, de tempêtes, de fougères, bruyères, galets, îles, pendant vingt ans sur place, espérant pouvoir tout emporter. Aujourd'hui encore, plus de cinquante ans plus tard, dans l'exil, je peins et j'écris Tromelin mon lieu d'éternité.